Outils de stream sur mesure
Les outils qui tournent derrière le stream, construits sur-mesure plutôt qu'avec des solutions toutes faites — développés ici avec Claude. Comment ils sont pensés, et ce qu'il a fallu résoudre pour que ça marche.
- 14outils sur mesure
- 15agents IA à l’agence
- 2 000+tests automatiques
- 24 h/24sur un Raspberry Pi
Piloter le stream depuis le téléphone
Gérer le stream sans être devant l'ordinateur : titre, catégorie et tags enregistrés sur Twitch, minuteur de démarrage qui lance scène et micro, pause pub programmable, grille de scènes OBS, modération du chat YouTube en direct, récompenses de points de chaîne. En fin de live, la carte « Raid · La Cabane » liste les membres de La Cabane en direct : même jeu d'abord, puis les plus petites chaînes. Un appui lance le raid, un autre l'annule.
Image d'annonce aux couleurs du site, publiée sur Instagram et Bluesky. Moniteur de santé qui fait vibrer le téléphone si le stream se dégrade, simulateur d'alertes, résumé de session en Excel. Les confirmations s'affichent dans la régie, plus dans les fenêtres du navigateur, et l'appli Android ne pèse plus qu'environ 700 Ko.
Le vrai défi : la confier à d'autres streamers sans rien leur ouvrir. La régie fabrique elle-même un kit (page /kit) qui ne contient que les réglages de la personne, aucun accès de la régie d'origine. Les mises à jour sont signées : publiées en un clic, elles apparaissent chez les autres dans un bandeau « Mise à jour disponible », s'installent sur un appui, se défont si besoin et ne touchent jamais aux données.
Une agence IA dans un bureau pixel art
Un bureau en pixel art aux couleurs de la chaîne, où quinze personnages ont chacun leur métier : Max accueille les demandes et les répartit, Léa et Hugo développent, Nora prépare les streams, Sami et Jade s’occupent des réseaux et des visuels, Lina et Yanis montent les clips. Chacun est un agent IA qui travaille en arrière-plan.
Rien ne sort sans contrôle : tout outil ou site livré passe d’abord par Zoé, l’experte en cybersécurité, et toute publication attend une validation avant de partir par la Régie Mobile. Pendant un live, aucun chantier ne démarre, pour ne jamais gêner le stream.
Après chaque live, l’agence repère les moments forts (pics du chat, du son), découpe des extraits verticaux et propose les meilleurs, publiés ensuite sous-titrés. Chaque lundi, elle relit ce qui a coincé dans la semaine et propose ses propres améliorations.
Toutes les alertes, sans latence
Follows, subs, resubs, dons groupés, bits, raids, dons — un système bâti sur les webhooks EventSub de Twitch, avec ses propres sons synthétisés, un système anti-doublons et une file d'attente pour l'affichage dans l'overlay OBS.
Le plus dur n'a pas été le code mais le débogage : des redirections OAuth qui ne correspondaient pas, le pare-feu Windows qui bloquait des ports locaux, et un filtrage non documenté par Twitch qui ignore les follows de comptes trop récents.
Le remplaçant maison de Stream Labels
Plutôt que de dépendre de Streamlabs, ces deux ponts (Twitch et YouTube) récupèrent les événements et les écrivent directement dans de simples fichiers .txt, lus par des panneaux HTML dans OBS.
Pas d'overlay complexe à charger, pas de service externe à surveiller — juste des fichiers texte relus à chaque changement. La solution la plus simple qui marche.
Des scènes faites main, qui changent avec les saisons
Toutes les scènes du stream sont des pages web écrites maison et chargées dans OBS : une version de base et des versions festives ou saisonnières, avec les alertes et les labels intégrés directement dans l'overlay pour que tout reste uniforme. Le thème change à la main, par période, plutôt qu'à une date automatique.
Des scripts Lua pilotent OBS : un script de démarrage, un rafraîchissement des sources navigateur avec une case à cocher par source, la coupure automatique de l'écran de fin de raid, et l'affichage du morceau Spotify en cours d'écoute. Les mêmes éléments, anonymisés et documentés pas à pas, forment un kit réutilisable par quelqu'un qui débute.
Une extension Twitch multi-chaînes
Les viewers dépensent des points de chaîne pour ouvrir des packs de cartes à collectionner. Hébergée sur Render avec MongoDB Atlas, l'extension gère le français et l'anglais, des effets de cartes holographiques, un mode d'image pleine largeur, l'import de cartes en masse, et un bouton en libre-service pour que chacun supprime ses propres données.
Le morceau le plus coriace a été un problème de cache des sources navigateur OBS qui empêchait les nouvelles formes de pack de s'afficher correctement.
Une escape room que le chat résout ensemble
Chaque viewer reçoit un fragment d'indice différent, et personne ne peut résoudre l'énigme seul : il faut mettre les indices en commun dans le tchat. Les fragments arrivent via une extension Twitch (le viewer partage son identité, sans rien taper), via la page joueur ou avec une commande dans le chat. Le serveur vérifie la signature Twitch de chaque viewer.
Autour du jeu : 27 scénarios dont 12 thématiques pour les fêtes du calendrier français, 28 thèmes visuels, une régie à onglets, un éditeur de scénarios avec aperçu en direct de l'overlay (couleurs, polices, image de fond), des profils d'agents avec classement, une télécommande installable sur téléphone et des annonces Discord. Chaque option — indices automatiques, mode traître, indice secret du streamer, mode versus, énigme entre streams — s'active depuis la régie.
Un quiz culture gaming dans le chat
Un modérateur tape !quiz et le bot pose une question dans le chat : le premier qui trouve la bonne réponse marque des points, deux s’il répond vite. 177 questions sur 14 thèmes, de Mario à Valorant en passant par Minecraft, les jeux indés et le rétro.
Les réponses sont tolérantes (accents, majuscules, ponctuation, et une faute admise sur les mots longs), parce qu’on tape vite dans un chat. Les scores se cumulent d’un stream à l’autre sur une saison, avec !score et !classement, et chacun peut effacer le sien.
Quatre jeux, jouables partout
LUMEN (un puzzle de fusion d'orbes), ÉCHO (un labyrinthe dans le noir), Résonance (un jeu d'ondes) et Fragments (un party game d'évasion sur plusieurs téléphones, tiré d'Escape Fragments). Chacun se joue dans le navigateur et s'installe comme une appli (PWA), avec une version Android native visant le Google Play Store.
Les quatre partagent un Défi du jour : la même partie pour tout le monde, qui change à minuit heure de Paris, avec une série de jours consécutifs. Le résultat se partage en texte ou en image au format story, et chaque jeu présente les trois autres. Chacun garde son dépôt et son domaine : seul le code du défi est commun, copié à l'identique dans les quatre.
ÉCHO parle 7 langues, Résonance 6, LUMEN et Fragments le français et l'anglais. Chaque jeu a sa page de confidentialité et de conditions d'utilisation.
Le suivi des chaînes de la communauté
Le suivi existait d'abord dans un fichier Excel : Power Query pour récupérer followers et données de stream via l'API Twitch, une macro VBA pour les snapshots quotidiens, et des métriques SullyGnome ajoutées à la main — pas de scraping automatique, contraire à leurs conditions d'utilisation.
La Cabane en est la version web : un annuaire des streamers suivis (statut, rôle, historique de follows daté) et un pipeline de propositions où chaque chaîne passe par un vote du staff avant d'être acceptée. Les données vivent dans un dépôt privé ; un robot en tire une vitrine publique, sans aucune donnée interne, avec une page par streamer.
Les inscriptions aux événements passent par un relais Cloudflare : l'adresse secrète du salon Discord n'est plus dans la page publique. Un contrôle qualité Lighthouse tourne tout seul à chaque modification du site.
Le gardien du serveur d'entraide
Le bot qui fait tourner le serveur d'entraide entre streamers. L'entrée est filtrée : les nouveaux membres acceptent le règlement puis soumettent leur chaîne Twitch ou YouTube pour vérification avant d'obtenir l'accès complet — pas une communauté ouverte à tout le monde.
Au-delà de l'accueil : modération avec escalade automatique après plusieurs avertissements, anniversaires, sondages, salons vocaux temporaires, zone promo avec délai entre deux posts, annuaire des membres, tickets, concours, et annonces automatiques (chaînes suivies en direct, jeux gratuits, paliers de followers). Un panneau d'administration web permet de tout gérer sans passer par les commandes Discord.
Le bot tourne sur un Raspberry Pi, et l'adresse du tunnel vers son panneau peut changer, ce qui cassait les connexions Discord et Twitch. Un relais Cloudflare à adresse fixe, tenu à jour par le bot, renvoie maintenant toujours vers la bonne. Le tout est surveillé par le tableau de santé présenté plus bas.
Savoir en un coup d’œil si tout tourne
Une sonde installée sur le Raspberry Pi vérifie toutes les 5 minutes les bots, le tunnel du panneau, les sites, les extensions Twitch, les sauvegardes et le robot de La Cabane. Les sites hébergés gratuitement ne sont interrogés que toutes les 3 heures, pour ne pas épuiser leur quota.
Le résultat s’affiche sur un tableau privé, ouvert depuis le téléphone et protégé par un code envoyé par e-mail. Si un bot s’arrête, qu’un site tombe, qu’une sauvegarde prend du retard ou que le Pi ne donne plus de nouvelles, une alerte part dans un salon Discord privé.
Ce qui vit sous le direct
Les panneaux sous le stream : présentation de la chaîne, setup PC, réseaux, soutien, règles du chat, et un panneau planning qui renvoie directement vers le planning intégré à ce site plutôt que de dupliquer l'info à deux endroits.
Faits en HTML plutôt qu'avec l'éditeur de panneaux par défaut de Twitch, pour garder la même identité graphique que le reste de la chaîne.
Un site qui se modifie sans code
Ce site est écrit en HTML, CSS et JavaScript simples, hébergé sur GitHub Pages, sans outil de build. Une page d'administration privée permet de tout changer depuis le navigateur : streamers, clips, planning (semaine type et changements ponctuels), À propos et FAQ, textes de chaque page, liens et bandeau d'annonce, nouvelles pages, liste des jeux. Chaque enregistrement devient une version sauvegardée, restaurable en un clic.
Des automatisations GitHub font le reste : statut Twitch (direct, abonnés, avatars), jeux récents, minification avec mise à jour du cache, vérification des liens et des données, tests dans un vrai navigateur et contrôle Lighthouse à chaque modification.
Côté visiteurs : pages Confidentialité et CGU, lecteurs Twitch chargés seulement après accord (ce sont eux qui déposent des cookies), données structurées pour Google, où les clips sont décrits comme des vidéos, et suivi dans la Search Console. Le site héberge aussi les mises à jour signées de la Régie Mobile.